Commentaire : **Quand la cupidité corporate rencontre l'esprit de guichet**
Au bar, les formules petit-déjeuner semblent conçues pour être inaccessibles : elles exigent une boisson chaude, mais un café latte — l'appeler cappuccino serait faire trop d'honneur à la machine automatique qu'ils utilisent — compte déjà comme « boisson spéciale » et ne donne donc droit à aucune remise.
À 8 h du matin, un dimanche pourtant sans grande affluence de vacanciers, les tables étaient déjà sales. Personne dans le personnel ne se soucie de les nettoyer — inutile d'espérer un bonjour ou le moindre geste de courtoisie envers les clients.
Enfin, les tarifs des bornes TotalEnergies : 0,65 €/kWh pendant les 45 premières minutes, puis une pénalité d'occupation de 0,50 € par minute — soit 30 € de l'heure — qui vient s'ajouter au prix de l'énergie. Une facturation qui n'a plus grand-chose à voir avec le service rendu.
Une parabole de ce que produit la rencontre entre un entrepreneuriat avide et un esprit de guichet : d'un côté on optimise chaque euro, de l'autre on applique la procédure et rien de plus. Ni l'un ni l'autre ne se sent comptable de ce que vit le client. On peut se demander ce qu'il reste d'une éthique du travail quand plus personne, à aucun niveau, ne considère que la qualité du service le regarde.
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